A propos


Une des salles du pavillon Hiunkaku, parc de Tamamo, Takamatsu

ZAZEN ROUGE

Initialement hostile aux mangas, j’ai découvert le Japon à travers sa mythologie. Malgré mon absorption vorace de contes et de mythes extraits du Kojiki, je n’avais pas encore associé ces délices littéraires à leur pays d’origine. C’est Hayao Miyazaki et son film d’animation Princesse Mononoke qui me donneront le déclic et susciteront ma passion pour la littérature, l’histoire et les arts japonais.

Après avoir commencé l’étude du japonais au Lycée Européen Montebello de Lille, j’ai la chance de vivre un an au lycée Higashi de Kitakata (département de Fukushima), en compagnie de trois familles d’accueil exceptionnelles.

A mon retour en France, j’intègre le campus Europe-Asie de Sciences Po au Havre, ce qui me donne plus tard l’opportunité d’étudier une année à la faculté de droit de l’Université de Kyôto. J’y tombe amoureuse de la cérémonie du thé, des maiko et de l’artisanat traditionnel.

Je travaille depuis août 2013 au bureau des relations intergouvernementales de la mairie de Takamatsu, dans le cadre du Programme JET. Située à Kagawa, plus petit département du Japon, la ville de Takamatsu recèle de nombreux trésors, qu’il s’agisse de ses îles pittoresques, de ses artisans, ou encore de son engouement pour la culture. Son plus bel atout ? Ses habitants, avec leur générosité et leur volonté de faire de leur cité un lieu d’accueil pour tous.

J’espère par le biais de ce blog pouvoir partager avec ma fascination pour les multiples facettes de la société japonaise, et pourquoi pas, vous donner l’envie de faire un petit détour à Shikoku lors de votre prochain séjour au Japon !

SANSANKUDO

Le sansankudo (三三九度 – trois-trois-neuf fois) est un rituel au cours duquel deux personnes partagent trois fois trois coupelles de saké pour signifier leur engagement dans une vie commune et leur fidélité mutuelle. Le 3 est associé à la triade du ciel, de la terre et de l’homme (天地人 – tenchijin). Il est également un chiffre chanceux dans la cosmologie du yin et du yang, au même titre que le 9.

Les origines du sansankudo seraient antérieures à l’époque Edo (1603 – 1868). Il sert encore de nos jours à sceller les unions lors des mariages shintos, et se perpétue aussi au sein de certaines communautés dont la structure rappelle celle de la famille. C’est notamment le cas chez les yakuzas et chez les geiko. Ces dernières le pratiquent pendant la cérémonie qui les lient symboliquement à leur « grande sœur » adoptive, qui devient alors leur mentor.

REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier une fois de plus Sélim Boughriet et mon frère Théo Inisan pour leurs travaux sur ce site. Sans eux, Sansankudo n’aurait pas vu le jour. Merci également à Pierre Slamich pour ses conseils avisés.  La bannière du site a été réalisée par Théo et représente la maiko Tanewaka, qui a désormais quitté la profession.