Trinquons lecteurs !

Chose promise, chose due : après moult hiatus et reports, votre apprentie-blogueuse est de retour sur une nouvelle plateforme. Maboroshi no Rouge fait peau neuve et devient Sansankudo ! Rassurez-vous, pour ce qui est des thématiques, je continuerai à vous bassiner gentiment avec la culture traditionnelle japonaise et mes tribulations au pays du thé en poudre… Vous pourrez aussi consulter les articles du précédent blog, même si mon poil sur la main me dissuade pour le moment de les formater convenablement. Certaines parties du site (dont les options anglais/japonais) sont d’ailleurs encore en construction, comme vous pouvez le constater.

Mes sincères remerciements à Sélim Boughriet et à mon frère Théo Inisan pour leurs travaux sur ce site, qui sans eux n’aurait pas vu le jour. Merci également à Pierre Slamich pour ses conseils avisés.  La bannière du site a été réalisée par Théo et représente la maiko Tanewaka, qui a désormais quitté la profession. Merci aussi à vous lecteurs pour votre fidélité et vos commentaires pertinents, et à bientôt pour un nouveau billet en direct de Takamatsu !

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Sansan-quoi ? Le sansankudo (三三九度 – trois-trois-neuf fois) est un rituel au cours duquel deux personnes partagent trois fois trois coupelles de saké pour signifier leur engagement dans une vie commune et leur fidélité mutuelle. Le 3 est associé à la triade du ciel, de la terre et de l’homme (天地人 – tenchijin). Il est également un chiffre chanceux dans la cosmologie du yin et du yang, au même titre que le 9.

Les origines du sansankudo seraient antérieures à l’époque Edo (1603 – 1868). Il sert encore de nos jours à sceller les unions lors des mariages shintos, et se perpétue plus rarement au sein de certaines communautés dont la structure rappelle celle de la famille. C’est notamment le cas chez les yakuzas et chez les geiko. Ces dernières le pratiquent pendant la cérémonie qui les lie symboliquement à leur « grande sœur » adoptive, qui devient alors leur mentor.

Enfin, soyons honnêtes, la plupart des Japonais qui lisent le nom de ce site doivent penser que j’ai un penchant pour le saké. A la vôtre !

Les maiko Umechie et Ichitomo lors de Baikasai (Fête des Fleurs de Pruniers du sanctuaire Kitano Tenman-gû)

Les maiko Umechie et Ichitomo lors de Baikasai 2014
(Fête des Fleurs de Pruniers du sanctuaire Kitano Tenman-gû)

 



3 commentaires

  1. David wrote:

    Ouais, tu te remets à blogger… Il était temps…

    Tiens, je me suis toujours demandé comment certaines personnes connaissaient les noms des diverses geiko sans les connaître personnellement, et je vois que tu en fais partie… Donc : comment ?

    D’ailleurs, je me demande si c’est pas Ichitomo que j’ai croisé l’autre jour.

    • Sansankudo wrote:

      Merci du message (le premier) ! Pour les noms de maiko, ce n’est pas sorcier, les cinq hanamichi publient le programme de leur danse annuelle, avec les profils et les noms des artistes. J’ai pour ma part les cinq programmes d’il y a trois ans, mais les programmes plus récents sont généralement publiés par des aficionados sur Flickr. Les noms des maiko et geiko sont également affichés sur des plaquettes en bois à l’entrée de leur okiya !

  2. ✿  ✿  ✿

    Bonjour Julia!

    Je suis très heureuse de te retrouver dans ta nouvelle adresse.
    Oui, tu me manques mais je comprends.

    Le plus important c’est que ta vie au Japon se déroule bien.
    Je dois changer d’ordinateur et dès que possible, je mettrai à jour le lien vers ton blog.

    Depuis Paris, j’ai vu un magnifique printemps au Japon. Chez nous aussi il a été très fleuri et beau. Cette saison déborde de vie, de couleurs et espoir.

    Voilà mon voeu pour ton nouveau site:

    Que la Vie y frétille colorée,
    avec tout ce qu’elle a d’espoir,
    joie et tristesse,
    comme dans une toile
    qu’un ruisseau traverse paisible.

    ♪ sansankudo est très musical et correspond à une jolie tradition! Moi aussi je lève mon verre! 乾杯 !

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